Depuis que mon coeur s’est emballé en la découvrant en décembre 2017 au Salon de l’EICMA, la Ducati Panigale V4 est devenue une obsession. La question qui brûlait les lèvres de tous : comment allait être accueilli ce passage du V2 au V4 par tous les inconditionnels de la marque au bicylindre ?! Les retours (plus qu’) élogieux des journalistes de la presse moto, qui avaient eu le privilège de pouvoir l’essayer avant tout le monde, n’avaient fait qu’aiguiser encore plus ma curiosité mise à mal depuis tant de mois. Enfin, le GRAND JOUR de tester ce V4 allait arriver…

Pour la première fois, je suis victime du syndrome de la page blanche, ne trouvant pas comment rédiger cet article. Non pas que je n’ai rien à dire sur cette nouvelle Panigale … bien au contraire. Mais j’ai surtout du mal à trouver l’histoire qui pourrait le mieux retranscrire mon ressenti. Une seule chose revient toujours : plutôt que de vous faire un décorticage technique de ce monstre technologique, j’ai surtout envie de vous livrer mes sensations.

Car oui je peux vous le dire maintenant, sans mauvais jeu de mots, cette Ducati Panigale V4, va vous faire vibrer 4 fois plus…

Dès le premier regard sur le coeur de la bête au salon de l’EICMA, les sensations étaient belles et bien là. Et c’est comme une gamine devant la vitrine de la pâtisserie que je suis restée scotchée devant ce joyau italien : le moteur Desmosedici Stradale, directement issu de l’expérience des Moto GP.

Quant aux lignes parfaites de la Panigale, qui avaient fait chavirer mon coeur et craquer sur l’achat de ma 899, Elles ont, elles aussi, été sublimées. J’avoue qu’avant de la voir en vrai, sur les photos je lui trouvais un petit embonpoint mal placé mais çà … c’était avant ! On pourra dire ce qu’on veut sur Ducati mais, une chose met tout le monde d’accord, ils savent dessiner les ritals !  À l’image de ses ainées, cette Panigale V4 a des formes où il faut et comme il faut…

Mais comme on dit, la beauté, aussi séduisante soit elle, ne fait pas tout … Alors je suis allée la tester… une première fois… sous la pluie…

Sur le coup, j’avoue avoir un peu hésité quand on m’a dit « Lili, tu peux faire la dernière session si tu veux tester la V4 ». D’autant plus que la dernière fois que j’ai roulé au Mans sous la pluie, ma Panini a fini en Rubik’s Cub au fond du bac à gravier. Alors essayer une moto aussi puissante pour la première fois, sous la pluie, ça me semblait un peu « barré » quand même ! Mais au diable la raison, la tentation est trop forte…

Premier constat en grimpant sur ce 1100 cm3 : je galère tout pareil qu’avec Panini ! Et ça c’est plus que positif ! Traduction : plus de chevaux mais quasi même gabarit. La position est légèrement plus haute mais est très agréable. La moto a conservé sa taille de guêpe. Allez hop en piste, enfin si j’arrive à débéquiller !

Et là, c’est juste bluffant. La moto se montre si docile, si douce et si agile sur les mises sur l’angle, que je me suis même demandée si j’étais bel et bien assise sur une brêle de 214 CV. Programmée en mode pluie, certes la puissance délivrée est bien moindre mais est largement suffisante pour attaquer quelques tours de découverte avec cette Bomba.

Je ne suis franchement plus à l’aise sous la pluie, souvent craintive du bicylindre hargneux de ma Panini. Rouler avec cette WonderPanini m’a presque donné envie de faire revenir quelques gouttes de pluie. Il ne manquait plus que la musique et on se serait cru dans une pub de Tahiti douche avec le même slogan en prime !

« La Big Panini elle contient encore plus de Paradis » 😉

Fin de cette première journée test sous la pluie et l’impression de m’arrêter aux préliminaires… excitation à son comble, mais frustration de ne pas pouvoir en découvrir plus. Il faudra donc attendre quelques semaines avant mon deuxième rendez-vous en tête à tête avec la belle !

Après finalement 2 longs mois d’abstinence (oh la menteuse), je retrouve enfin la big Panini dans de meilleures conditions. Non seulement j’allais découvrir un nouveau tracé fort amusant sur le circuit de Pau Arnos, mais en plus le soleil était au rendez-vous ! Mode race programmé, tous mes sens en éveil pour vivre cette deuxième expérience avec la belle italienne.

Sur ce circuit vallonné, c’est l’électronique de pointe de cette Panigale qui m’a de suite fait halluciner. Un concentré de technologie qui transforme ce monstre de puissance en une moto facile de prise en main. Le moteur se montre plus linéaire tout en gardant le caractère propre à Ducati (se sont les aficionados de la marque qui vont être contents). Et le quick shift « up and down » se montre d’une efficacité redoutable. Un seul mot, sensationnelle !

Pas besoin de se battre avec la moto pour la mettre sur l’angle. La partie cycle affûtée de la Ducati forme avec ce moteur un duo efficace. La Panigale V4 se montre d’une vivacité déconcertante sur les changements d’angles, t’amenant (presque trop) vite au point de corde…

Cette nouvelle Panigale V4 est la digne héritière de l’esprit Ducati avec son ADN issu de la compétition. Il y a tout de même un peu de Moto GP dans cette moto produite en « grande série ». Au fur et à mesure des tours de piste, une arsouille avec 2 autres pilotes en V4 (évidemment) a commencé, laissant place à une euphorie collective ! Le combat du petit ange et du petit diable sur chacune de mes épaules ne faisait que commencer :

« Lili, pas bien, c’est pas ta moto, si tu la casses ça va barder »

« Mais non Lili, vas-y fonce, écoute pas l’autre « blanc comme un cul », justement c’est pas ta moto, fais toi plaisir ! » 

Au diable la raison … 😉

J’ai choisi Ducati et littéralement craqué pour la marque en raison du caractère de ses moteurs et à l’esthétisme inimitable de ces belles italiennes. J’avais un peu peur de perdre ce côté « exclusif » quand la marque a annoncé l’arrivée de ce V4. Je suis aujourd’hui plus que convaincue qu’ils ont joué un « coup de maître » en réussissant à garder toute l’âme de la marque et son caractère mais avec une moto qui devient finalement plus facile, moins virile… faite pour nous aussi… les filles !

Lil’Viber 😉

Bon allez, malgré tout, pour les féru(e)s de chiffres et de données techniques, voici donc le lien de la fiche technique qui vous permettra de découvrir plus intimement cette Bomba Italiana 😉

FICHE TECHNIQUE PANIGALE V4 (cliquer sur ce lien)

 

Photos Pau : BackPixel / back pixel on facebook 

Photos Le Mans : Jean-Luc Couesme / www.jeanluc-couesme.com

Merci à Ducati West Europe pour leur confiance et le prêt de la Ducati Panigale V4

Merci à BMC Moto pour leur accueil 

Circuit de Pau, plus d’informations : 

www.circuit-pau-arnos.fr