Ça y est, je l’ai fait !

Mon dépucelage en compétition c’était il y a une semaine jour pour jour. Et vous savez quoi ? J’ai kiffé ! Laissez-moi vous raconter l’histoire d’une pistarde qui a grave pris son pied !

Allons, allons mesdames ne me dites pas que vous avez oublié votre première fois ? Les papillons dans le ventre, l’excitation et la peur en même temps. Certainement un des moments de ta vie ou tu es la plus maladroite (comme repartir avec sa petite culotte à l’envers par exemple), émue et déçue parfois aussi.

Ah ouais c’est comme ça en vrai ?! Bof en fait. Bon, il est vrai que, bien souvent, la première fois c’est pas la meilleure…

Alors moi, j’avais envie de vous prouver le contraire. Malgré mon manque d’expérience plus qu’évident, ma première fois à moi restera a jamais gravée dans ma mémoire…

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Tout commence un mardi 5 avril en arrivant sur le circuit Bugatti des 24 h du Mans, sur le paddock de la Women’s Cup, lieu de la future orgie collective ! Petit détail, j’avais oublié de vous préciser que je n’allais pas être la seule à prendre mon pied. 84 gonzesses, allaient, elles aussi, atteindre très certainement l’orgasme sur la piste !

Afin de me préparer pour le grand jour, j’étais bien obligée de créer une ambiance séduisante, détendue mais surtout « girly ». Bougies parfumées, bulles pétillantes et lingerie de circonstance étaient au rendez-vous. Lit baldaquin Quechua et duvets rouge 100 % nylon, j’allais être au top pour mes premiers ébats amoureux. J’avais même prévu la nuisette sexy pour l’occasion…

Voilà j’étais prête pour commencer les préliminaires qui démarraient dés le mercredi matin par 30 minutes d’essais. Là, tout va bien, je me sens cool, détendue, je reprends mes marques sur ce merveilleux circuit, prête à passer à la vitesse supérieure dés le lendemain pour les premières qualifications.

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Mais voilà, les choses ont dégénéré et rien ne s’est passé comme je l’aurai imaginé. Suite à une grosse chute d’une pilote (ouf, finalement plus de peur que de mal), les essais ont été stoppés et la pluie s’est invitée dans les festivités. Merde faut changer les godasses de la meule ! Pneus intermédiaires ou pluie ?

Purée je sais pas moi avec ce temps mitigé à la con ! Un coup oui, un coup non, cafouillage sur la pit-lane on remonte dans les paddocks sans comprendre que les essais vont peut-être repartir. Quelques minutes plus tard j’entends que les filles repartent en pluie et là c’est le drame. Panini a une seule godasse et en plus c’est pas la bonne… Je ne repars pas, les préliminaires s’arrêtent à ce moment précis et je suis « No time » (pas de chronos).

Le bruit incessant toute la nuit que vous pensiez identifier comme les rupteurs des motos « des gaulois  » dixit mon Thierry, c’était en fait moi qui chialait dans ma tente !!!! Ouin, Ouin, Ouin ! Et ben ouais ! Je pense même avoir été plus malheureuse que « the  Doctor » lorsque le titre lui a été soufflé sous le nez par « por fuera » 😉

J’avoue, réaction un peu exagérée sur le moment, ça devait être les hormones bien evidemment. Heureusement y’avais les copines qui étaient là pour me remonter le moral et mon homme pour me botter un peu le cul 😉

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On est vendredi et la deuxième qualification va démarrer, ma dernière chance pour participer à une des deux finales (A ou B). Pas question de prendre un vent, je parts beaucoup plus détendue que la veille (merci Valérie et son Jet aphrodisiaque). J’assure le coup et suis loin de mes chronos habituels, mais la mission est remplie, je reste sur mes roues, chope un chrono et cerise sur le gâteau me qualifie pour la finale A !

Putain, c’est fait,  je vais faire ma première course devant des milliers de gens dans les tribunes du Bugatti pendant les 24 h du Mans !! J’en ai presque mouillé ma petite culotte 😉

Il est temps de me détendre maintenant, je file supporter les filles de la finale B. Le temps continue à être capricieux et c’est sous la pluie que la première course aura lieu. Même pas peur, les gonzesses elles sont parties, se sont tirés la bourre comme des mecs et sont sortis avec une banane à en faire pâlir plus d’une 😉

Bravo encore à ce podium de charme : Jennifer Goudard, Angélique Lebouc et Lisa Agostini (avec un nom pareil, Lisa t’étais obligée de nous faire un podium 😉 )

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Pour terminer de me relaxer, j’ai foncé au « Lady Bike », l’espace dédié aux femmes motardes et leurs accompagnateurs, pour me chopper un jus de coco et me faire papouiller la couenne. Merci encore à Lydia Truglio Beaumont, la responsable de Mag Motardes, qui a tout organisé et pris soin de notre bien-être.

Samedi 9 avril, 12H10, me voilà en pré-grille avec mon équipe aux petits soins pour moi et Panini. J’ai même un Umbrella boy qui m’essuie ma visière pleine de flotte ! Oh putain le pieds, comme à la télé ! Je fais quand même moins ma maligne que la veille au soir dans les paddocks.

Mon coeur se serre progressivement, j’essaye de me concentrer à la « Lorenzo » (merde j’ai pas pris mes écouteurs ! ). Bon, j’en suis pas encore à prier devant mes cales-pieds à la « Rossi », mais j’avoue toujours embrasser ma panini avant de rouler.

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12H45, nous sommes 44 sur la grille de départ, je vais m’élancer de la 36ème position et là, ce moment est juste magique. Je lève les yeux et les gradins sont pleins, la ligne droite m’apparait interminable vu sous cet angle. Moi qui n’ai jamais fait de départ arrêté je prie pour ne pas me vautrer au démarrage sur cette piste envahie par la pluie.

Coucoung, coucoung, coucoung (Dirty dancing les meufs), les feux rouges s’éteignent  et les 44 amazones s’élancent au milieu d’une gerbe d’eau. Les 3 avions de chasse de tête ont décollés et je ne les reverrai que lorsqu’elles nous prendront un tour avant la ligne d’arrivée. La piste s’est transformée en jeu vidéo avec par moments, des drapeaux jaunes agités et quelques obstacles à éviter sur la piste. Je cherche encore le champignon magique de Mario kart pour me propulser loin devant mes concurrentes 😉

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Exit la pluie et les embûches, la peur à laissé place aux grosses sensations et au plaisir. Fabienne, mon double en Ducati Panigale 899 me titille et on se prend au jeu à se tirer la bourre entre Ducat’. Il ne reste que la folie de la course et je dois avouer que je prends mon pieds sous la pluie.

Drapeau à damier agité le long de la piste, ça y est je l’ai fait. Je passe la ligne d’arrivée sur mes deux roues et je sens une larme couler sous mon casque. Bras levés de mes concurrentes, je me prends au jeu à saluer à la « British Queen » sur ce dernier tour d’honneur, tous ces hommes et femmes en orange qui viennent nous saluer en bord de piste. Je souhaiterais que le temps s’arrête à ce moment précis. On se tape dans les gants à la moto GP en croisant les pilotes. J’ai juste envie de recommencer…

Retour en pré-grille, on se joue à titiller la poignée de l’accélérateur pour foutre un peu le bordel, merde nous aussi on s’est transformées en « kéké » ! Nos amis et nos familles nous tapent dans le dos ou sur le casque et je me dis que nous étions finalement plusieurs sur cette moto à vivre cette course.

Podium plus que mérité pour les trois extraterrestres de cette course : Ornella Ongaro, Erika Jeannot et Margaux Wanham. Hé les filles, laissez-nous un peu de champagne ! 😉

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Une semaine après je plane encore au dessus de mes bottes, j’ai du mal à réaliser cette chance et ce moment intense que nous avons toutes vécues à cette première Women’s Cup. Durant toute cette semaine les stars de la piste, c’était nous les filles !

S’envoyer en l’air à 85, c’était vraiment trop bon !

Lil’Viber 😉

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Un immense merci (là, je fais une énorme révérence même si ça ne se voit pas) à Emma Clair, sans qui cette incroyable aventure n’aurait pas eu lieu et à toutes celles qui ont fait partie de son équipe pour nous écouter lorsqu’on leur cassait « les couilles » avec toutes nos questions. Merci à la FFM, à l’ACO et tous ceux qui ont enfin laissé une place à nos tignasses, nos vernis mais surtout nos gros coeurs sur nos motos. Merci à mes amours Hadi et Dida, Thierry l’expert des Ducati, le meilleur au monde. Mon papounet et Guigui pour leur grande générosité, Yohann et Vincent de Medicis Patrimoine, sans qui je n’aurai jamais pu offrir tant de godasses à Panini. Laetitia et Juliette de chez Zydus, mon umbrella boy était au top avec son beau parapluie 😉

Rendez-vous l’an prochain pour 3 courses orgasmiques !

Crédit photos : Guillaume Bonnin photographie, Gérard Delio, La mutuelle des Motards, Sébastien Virieux, Philippe Rio, Pixelmotards.fr, Stéphane Bourgault, Hadi L’Etang, Lil’Viber… Et un non identifié 😉