Reprise des révisions de nos circuits après les vacances de Noël. On digère la bûche et on se remet au taf pour préparer les roulages qui arrivent à grands pas. Je suis très heureuse d’attaquer cette année 2016 par un de mes circuits préférés : le circuit de Dijon-Prenois.

Inauguré le 26 mai 1972, le « Stade Automobile », il est bon de le rappeler, a tout comme Magny-Cours vu rouler les F1. C’était un circuit au tracé initial de 3,289 kms. Mais comme on dit « plus c’est long plus c’est bon », et le tracé fut donc rallongé pour atteindre une longueur de 3,801 kms. Brillante idée quand on apprend que cela a permis de rajouter un des virages que je préfère : la Parabolique ; mais nous y reviendrons plus tard…

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Ce circuit, m’est apparu un peu comme les montagnes russes dans un parc d’attraction : tu montes, tu descends et ton estomac en fait de même. C’est une succession de cuvettes, de virages aveugles et de dénivelés techniques, Space Mountain peut aller se rhabiller !

La première fois que j’ai roulé sur ce circuit, cette impression d’arriver dans le vide après certains virages, m’a complètement déboussolée. Imagine que tu roules, quand même un peu plus vite que d’habitude et que tu arrives face à une sorte de butte derrière laquelle tu ne vois rien. Ben voilà, tu as devant toi un virage à l’aveugle de Dijon. Frisson garantis entre le « S » des Sablières et le Gauche de la Bretelle.

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Passé ce virage plein angle, tu déboules dans un bout de droit où une accélération rapide t’amène vers la fameuse « Parabolique » qui ressemble plus à une épingle en montée. Imagine que tu arrives face à un mur, une sorte de mini anneau de Monthlery, sur lequel tu dois mettre tes roues pour tourner (tu as bien regardé le dessin, virage N°4 ?), ah oui, t’as vu ça tourne grave ! Ben voilà, pas d’excuses, tu es obligé de mettre le slider sur le bitume pour remonter la côte et faire coucou au photographe qui est toujours planqué un peu plus haut !

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Montagnes russes, n’oubliez pas !

Avec une pente de 11 %, tu as l’impression d’avoir le nez dans le goudron. La parabolique est le meilleur point de vue du circuit pour détailler le revêtement, tout en restant sur sa moto. Et du grip à Dijon, il y en a ! Tu peux très facilement fumer un pneu arrière en une journée top chrono !

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J’ai gardé le meilleur pour la fin, car Dijon, c’est aussi et surtout une ligne droite de folie à te décrocher la tête et le coeur.

Après la Courbe de Pouas qui est un joli double toboggan où, quoique sur l’angle tu dois te lancer pour préparer la sortie, voici enfin le moment tant attendu : la Ligne Droite de la Fouine !

Mais pourquoi l’a t’on baptisée ainsi ? Rien à voir à priori avec le « rappeur » mis à part que ça pue !

Vous comprendrez qu’au bout de cette ligne droite où les 1000 peuvent atteindre les 300 km/h, si tu loupes ton freinage, vue la gueule du virage qui suit, ça pue ! On en a fait l’expérience et mon fils te dira « Papa il a cassé la moto » ! … de maman.

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Cette ligne droite est très certainement celle qui m’a permis de franchir un cap sur mon « trouillomêtre » concernant la vitesse. Passée la première bosse qui te fait le kiff du p’tit wheeling sans rien faire, c’est le menton collé sur mon réservoir derrière ma bulle que j’ai passé le cap des 270 km/h ! Trop bon !

Aux vues des sensations procurées par ce circuit aux enchaînements rapides, j’ai hâte d’avoir l’occasion de découvrir le circuit de Ledénon qui, parait-il, est la référence dans le domaine des « grands 8 ».

Lili M 😉

Ps : Le circuit de Dijon-Prenois accueillera les 21 et 22 mai 2016, la légendaire « Coupes Moto Légende », le plus grand rassemblement européen de motos de collection et d’exception.

Sinon, tu peux toujours aller te régaler en goutant les bons vins bourguignons !

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