Le grand Prix de France Moto, c’était du 6 au 8 mai 2016. Alors ce week-end là pas question ni de roulage, ni de stage. Ma Panini est restée au garage et moi je me suis régalée durant deux jours de folie. Allez, suivez-moi, je vous emmène faire un petit tour « rouge passion »

Samedi 7 mai, nous voilà au centre d’accréditation pour récupérer nos invitations et le « Saint graal » : mon Pass VIP Ducati Corse ! 6 mois après mon immersion au sein du Team Italien durant le Grand Prix de Valencia, je vais pouvoir à nouveau, me faufiler telle une petite souris dans le boxe des belles italiennes, et reluquer le beau cul de la Desmosedici GP16 !

Mais avant de retrouver mon ange gardien Paolo Ciabatti, mon « British italien » préféré Julian Thomas, et toute l’équipe du Team « rouge passion », nous filons, moi, mon homme et mon petit bout en direction du « Club des loges », retrouver toute l’équipe de Moto Magazine et de Femme et Motarde.

Le soleil est au rendez-vous et nous avons un point de vue magnifique sur le bout de la ligne droite, juste en face des tribunes « Dunlop » et « Valentino Rossi Officiel Fan Club ». Bon, c’est là, qu’en voyant passer les pilotes du GP, je me suis dit qu’il y avait vraiment encore pas mal de taf à réaliser sur la piste. Non seulement, les mecs coupent les gaz à l’endroit où ton cerveau, lui, a déjà quitté ton corps après t’avoir crié çà passera jamais 100m plus tôt!!! (tu vois la ligne blanche au bout de la ligne droite !), mais en plus, ils passent comme des balles sur les bandes colorées de bord de piste à la limite du bac à gravier.

Les pilotes des Moto 3, quant à eux, ben en fait ils ne coupent même pas et, quand tu connais la chicane qui déboule à la vitesse de la lumière quelques mètres plus loin, tu réalises que ces mecs et toi, nous n’habitons pas sur la même planète !

Déjà l’heure de l’apéro, nous trinquons au plaisir de se retrouver durant ce GP avec l’équipe de Femme et Motarde . Des bulles, du soleil, des motos, un circuit et les gens qu’on aime : mon cocktail préféré ! Casque anti-bruit vissé sur la tête de mon Schtroumpf, bisou consolateur à mon homme (désolée, un seul pass mon amour), il est temps pour moi de filer rejoindre les hommes rouges, les qualifications vont commencer !

Me voilà pass magique au cou pour franchir les différents contrôles, sourire accroché jusqu’aux oreilles, trottinant sur mes escarpins rouges , traversant le paddock envahi par les énormes camions des différents Teams. J’abandonnerai mes talons dès le lendemain : voilà quand on veut faire sa belle, on se retrouve avec de jolis boudins en guise de doigts de pieds !

Toc, Toc, Toc … oui je frappe moi, M’sieur, avant d’entrer !

Je pousse la porte et là, le bruit tonitruant des Desmosedici me met directement dans un état d’excitation extrême !

Elles sont là, les deux Andrea aussi. Je retrouve cette même concentration qu’à Valencia au milieu du brouhaha des bolides qui passent sur la pite-lane.

Julian vient me saluer : « Dear Aurélie, it’s blogging, it’s blogging and your competition, with the Panigale ?! »

Moi : « Yes of course Julian, always with a Ducati ! 😉 »

Un peu plus loin je croise le regard malicieux de Paolo Campinoti qui m’envoie un coucou de la main puis file rejoindre son Team Pramac. Les qualifications ont commencé et je visse mon regard sur l’écran : c’est parti pour 15 minutes de « pétage de chronos ».

Alors qu’Andréa Iannone prend la tête des qualifications, une chute quelques minutes avant la fin retient l’attention de tout le Team. Même pas peur, 2 minutes pour essayer de claquer une pendule c’est suffisant et voilà que « The Maniac » se met à cavaler pour rejoindre les boxes sous les encouragements du public. Je le vois débouler sous mes yeux, sauter sur sa moto et repartir comme une balle sur la piste. Malgré cela, ce ne sera malheureusement pas suffisant pour améliorer ses chronos et c’est de la 3ème place qu’il s’élancera derrière Lorenzo (qui explose le record du tour au passage) et Marquez. Andrea Dovizioso, quant à lui, partira juste derrière de la 2ème ligne.

Les pilotes rejoignent leur équipe pour débriefer, les mécanos et les ingénieurs s’affèrent autour de ces monstres mécaniques et moi je profite de ce moment juste magique pour papoter avec Monsieur Régis Laconi, pilote Ducati qu’on ne présente plus, qui a suivi toute cette qualification d’un œil plus qu’aguerri. Je tends l’oreille pour essayer de capter la moindre once d’information, mais voilà, je ne comprends rien à l’italien. Barrière de la langue ou pas, mon plaisir est au maximum et c’est avec le cœur rempli de joie que je retourne faire un tour vers les paddocks.

Saut de puce à l’Hospitality Ducati, histoire de m’imprégner un peu plus de « rouge passion », Paolo me visse sur la tête une belle casquette Ducati Corse 29, avant de rejoindre mes hommes chez Moto Mag.

Cette première journée sur le Bugatti s’achève. Que de souvenirs pour moi qui était là, il y a pile un mois, pour la Women’s Cup. Ce week-end s’annonce être un condensé de souvenirs inoubliables et je savoure chaque minute que la chance m’a donnée.

Dimanche 8 mai, pas le temps de rêvasser devant le p’tit dej’, il est temps de décoller afin d’éviter les embouteillages de folie qui se dessinent déjà tout autour des abords du circuit. Ouf, mon super Thierry, qui connaît la région et le circuit comme sa poche, nous dégote un itinéraire sorti de je ne sais où et nous voilà déjà au cœur de l’arène.

Retour dans notre super mirador pour observer les courses, j’abandonne une dernière fois ma progéniture et son super papa afin de filer rejoindre les rouges !

Cette fois-ci, Cendrillon a enfilé ses claquettes et est beaucoup plus performante dans l’optimisation de son marathon ! Bon, j’ai perdu 10 cm d’un coup, mais c’est pas grave. C’est là que je me rends compte que suis toujours à la bonne hauteur pour taper la pause en photo avec certains pilotes croisés au hasard des allées.

Au moins un point commun avec certains d’entres eux : être un modèle réduit 😉

Moment privilégié à discuter avec Paolo, de ces derniers mois passés avec Panini, des projets à venir et de la question que tout le monde se pose : qui de Dovizioso ou de Iannone restera dans le Team italien en 2017 ? Le choix semble difficile à faire et je le comprends aisément. L’annonce officielle ne tardera pas à priori ; donc vous le saurez peut être déjà en lisant cet article.

Allez, il est temps pour moi de quitter la maison « rouge passion » et de retrouver ma famille et mes amis pour partager la grande course qui va démarrer à 14h00 pétante.

Echange de bons procédés, je troque mon pass contre un bon verre de rosé afin que les copains en profitent à leur tour et essayent de chopper au détour des allées du paddocks leurs stars préférées 😉

Les pieds dans l’herbe, mon verre à la main et la truffe au soleil, je surveille mon petit bonhomme qui dévale la pelouse avec ses copains. Juste incroyablement bien…

Nous voilà tous, les yeux fixés sur le départ. Les feux s’éteignent et les extraterrestres déboulent sous nos yeux dans cet impressionnant virage « Dunlop ». Les deux pilotes Ducati réalisent un magnifique début de course en se plaçant à la 2ème et à la 3ème place. Mais voilà, dans une course tout peut arriver et notre Bugatti national aura encore frappé en envoyant plusieurs pilotes dans ses bacs à gravier. Parmi eux, mes deux pilotes « rouge passion », snif…

Malgré le chat noir qui se balade dans le boxe italien depuis quelques temps (non ce n’est pas moi!), hé les mecs, c’est la scoumoune là !, la fête reste mémorable avec un podium tout de bleu « indigo » (ben oui c’est un blog avec une vision féminine, oui, oui ! ), qui couronne Jorge Lorenzo devant « l’ancien » Valentino Rossi et le très prometteur Maverick Vinales !

Arrêt du grand Rossi devant nos yeux, venu saluer une fois de plus ses supporters devant la tribune officielle, je me délecte de ce spectacle réjouissant.

Même si mon cœur reste « rouge passion », comme beaucoup il l’est aussi pour mon « confrère », « El Doctor ». Sauf que lui vend du rêve et moi des médocs 😉

Toutes les bonnes choses ont une fin et les tribunes qui se vident petit à petit, me confirment que ce Grand Prix de France est bel et bien terminé. Il me reste néanmoins quelques missions à mener avant de plier bagages : retrouver le doudou perdu du petit, mais surtout trinquer une dernière fois avec les potes en l’honneur de ces deux jours de pur bonheur et en hommage à ces « grands hommes » de la moto !

Toutes les excuses sont bonnes pour sortir les bulles 😉

Encore une fois, mon cœur aura vibré durant ce week-end de Moto GP, plus que « rouge passion » et j’espère que j’aurai réussi à vous faire ressentir les battements de celui-ci…

Lil’Viber 😉

Crédit photos : Hadi L’Etang, Lil’Viber